Nouvel Appareil De Combat (NAC)

Nouvel Appareil De Combat (NAC)

Dans les médias, sur le web et les réseaux sociaux depuis quelques semaines, on peut sentir que le climat ambiant est franchement hostile au Gripen. les journaux et la radio sortent de leur réserve et tirent à boulet rouge contre l’avion suédois. Faut-il y voir la main de la France ou de l’avionneur Dassault ? Alors que le gouvernement suisse a intelligemment choisi l’appareil qui répondait le mieux au cahier des charges helvétique, les Français en embuscade gardent des agences pour conspuer la décision fédérale. l’agence Fahrner s’ingénie a détruire la réputation du Gripen, alors que Rafale International se livre à une publicité éhontée dans les médias. Ces agences inondent le peuple suisse d’articles, de commentaires, d’avis et d’argumentations, infondées, fausses, aberrantes, quand ce n’est pas malhonnêtes.

L’État français, qui a déjà une dette de deux mille milliards d’unités de compte européenne aide financièrement Dassault en lui commandant sans cesse des appareils militaires. Comme lors de la guerre froide contre l’URSS, Dassault et la France tentent ainsi de se maintenir à niveau dans la course à l’armement initiée par les Américains. Plutôt que de favoriser la formation, l’apprentissage des langues ou d’aider les chômeurs à se réinsérer, la France vient d’investir un milliard dans la modernisation du Rafale au standard F-3R. Cependant la France ne sera jamais performante, car elle a choisi de privilégier ses millionnaires, pardon, ses entreprises, plutôt que de choisir les plus performants. Par ce choix courageux, la France a choisi l’AlleinGang et s’est aliéné les autre pays Européens, qui préférent acheter européens plutôt que Français. En effet, quelle nation censée se risquerait à choisir un seul pays fournisseur pour la cellule, le moteur, les armes, l’avionique et le radar ? Surtout si ce pays de seconde zone est en proie à des problèmes économiques structurels endémiques.

La France, sur injonction de Dassault a trahi l’Europe et l’OTAN en se désengageant du programme Eurofighter, comme du programme Panavia Tornado, comme du programme Leopard II. Or Anglais, Italiens, Espagnols et Allemands sont fiers de partager les frais de ces deux avions fantastiques et complémentaires, même si la synergie économique fait parfois défaut. Ces quatre pays se sont créés un marché suffisamment important pour que l’industrialisation de leur appareil soit rentable.
Les grands groupes de presse français qui appartiennent aux milliardaires français, pardon, aux militaires français, subventionnés par l’État français vantent les capacités supérieures du Rafale, mais ne convainquent que les Français. Tous les pays européens savent que le couple Panavia Tornado et Eurofighter Typhoon est supérieur dans l’absolu au Dassault Rafale.

Les Brésiliens ont finalement choisi le Gripen pour son coût inférieur, sa vitesse supérieure, mais surtout pour ses capacités Radar extraordinaires. Ce choix démontre que l’on peut défendre intelligemment un pays aussi grand que le Brésil avec plusieurs escadrilles réparties. En Suisse, autre marché remporté par le Gripen au détriment du Rafale, le choix est plus logique vu ses dimensions géographiques réduites. Pourtant, les experts suisses avaient révélés une tantative de corruption de la part de Dassault et de la France, ce qui l’avait exclu du marché. La Suisse n’avait d’ailleurs nul besoin d’un camion à bombe comme le Rafale, car elle dispose déjà du FA-18 E/F. La Suisse rêvait d’ailleurs d’avoir l’Eurofighter Typhoon comme les Anglais, les Allemands et les Italiens.

Le Rafale, qui a la vitesse du FA-18 E/F est moins rapide le Gripen ou que le Typhoon II. Le Rafale peut emporter 9 tonnes sur 14 points d’emport comme le FA-18 E/F, alors que le Typhoon et le Gripen sont plutôt des appareils de supériorité aérienne. Le Rafale ne s’est toujours pas vendu à l’export et il coûte de plus en plus cher au contribuable. Le Groupe Dassault et le groupe Lagardère via leurs groupes de presse tentaculaires font miroiter un hypothétique contrat avec l’Inde. Alors que les milieux économiques concernés verraient plutôt une délocalisation en Inde de toute la filière du Rafale.

En effet, pour mettre le Rafale au niveau du Gripen, la France l’a doté à grand frais d’un radar AESA. Ensuite, pour mettre le Rafale au niveau du Gripen, la France l’a rendu également compatible avec le missile Meteor. Pour mettre le Rafale au niveau du Gripen, on l’a équipé d’un nouveau pod de désignation laser, mais développé en France. Pour mettre le Rafale au niveau du Gripen, on lui a donné un système de navigation et de liaison de données. Alors que le Rafale a toujours besoin de deux réacteurs pour égaler le Gripen, il ne dispose toujours pas de casque de visée tête haute, ni d’un écran couleur multifonctions comme le Gripen, le Pilatus ou le F-35.

Cependant, la France est prise dans un engrenage et est obligée de moderniser constamment ses Rafale franco-français. En effet la France ne peut plus changer son fusil d’épaule et acheter des F-35 Lightning II. Ce serait reconnaître son erreur que de se rallier à un produit made in US, comme les Anglais, les Hollandais, les Italiens, les Turcs ou les Canadiens l’ont fait.
Car face au monde entier, la France ne peut avoir tort et fustige les dizaines de milliards de R&D de l’appareil américain, lui invente des défauts de conception, imagine sa fragilité et doute de ses capacités opérationnelles.
Devant l’échec de son Rafale, la France critique le prix astronomique de l’appareil de 5e génération. Mais la France ne réalise pas le coût excessif de son propre appareil, qui veut tout faire sans faire rien de bien. Or, devant l’inadéquation du Rafale aux besoins du XXIe siècle, la France voit les pays associés au projet F-35 se tourner vers le Gripen comme solution transitoire.

Gripen de Tanguy et Laverdure

La France dans son splendide isolement n’a d’autre alternative que de mettre perpétuellement son appareil multirôle au goût du jour. Ce faisant, la France continue d’engraisser ses millionnaires et, pardon, d’accroître sa dette.
Or l’arme aérienne est fondamentale dans le système de défense d’un pays. Les avions sont le toit qui protège les combattants. Même le Japon, qui n’avait pas d’armée a fini par s’en doter d’une. Les pays européeens sont corresponsable de la sécurité commune et aucun ne pourrait suprimer unilatéralement son armée de l’air, sans mettre en péril les autres.

La France a entrepris des guerres néo-coloniales sur le continent africain (Lybie, Togo, Mali), mais aimerait dans le même temps garder un œil sur l’Algérie, l’Érythrée, l’Egypte et le Maroc. Pour dissimuler ces opérations de guerre, les journaux nous abreuvent des frasques de Strauss-Kahn, Hollande ou de Dieudonné. Mais là aussi la France fortement nucléarisée n’a pas le choix et est contrainte de sécuriser ses approvisionnements. Simplement la France ne peut risquer dans ses opérations de colonisation et, pardon, de pacification ses précieux avions à 100 millions pièce.


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